Plan Dissertation Sciences Po

La dissertation, ne nous le cachons pas, est l’un des exercices les plus techniquesdu concours d’entrée de Sciences Po. On nous l’enseigne certes pour le bac, mais le niveau demandé au concours (même s’il est abordable, sinon nous ne serions pas là) est plus élevé.

Rien de bien sorcier si on maîtrise les bases méthodologiques de cet exercice. De la rigueur et de l’organisation et le tour est (presque) joué !

Sachez aussi que le temps imparti semble bien souvent trop court : il ne faut pas se laisser déborder par le stress et garder le contrôle de son épreuve.

Même si les connaissances sont importantes, elles ne font pas tout, et il faut plutôt voir le barème comme 1/3 de connaissances et 2/3 de méthodologie.

Commençons par LA chose essentielle, le squelette de votre dissertation : le PLAN.

Le « mythe » du plan de dissert’ Sciences Po, c’est II/2, soit deux parties/deux sous-parties. Sachez que ce plan est possible, mais qu’il n’est en rien obligatoire.

Vous êtes bien évidemment libres de faire ce que vous voulez, mais s’il faut de l’ambition, ne tentez pas l’impossible pour autant. Normalement, si vos idées et vos arguments sont cohérents, le plan apparaît comme une évidence.

Les plans classiques :

– II/3

– III/2

– II/2

– III/3 (à choisir seulement si vous avez beaucoup de choses à dire, le risque étant d’avoir des parties très déséquilibrées).

Vous pouvez choisir un autre plan plus « folklorique », mais il faut vraiment être sûr de votre coup …

Pour un plan II/3 par exemple :

I/ Partie (fois deux)

1) Sous partie  (fois trois)

● Argument 1

➣ Exemple/illustration/citation

● Argument 2

➣ Exemple/illustration/citation

● Argument 3

➣ Exemple/illustration/citation

Tout ceci doit bien évidemment s’enchainer de façon fluide et naturelle ; les mots de liaison sont donc primordiales et doivent être cohérents, sans tomber comme un cheveu dans la soupe.

Maintenant que l’on sait à quoi doit ressembler un plan, comment procéder et dans quel ordre quand on prend connaissance du sujet qu’on doit traiter ? Cette méthodologie n’en est qu’une parmi bien d’autres, mais la plupart du temps, elle est assez efficace.

I/ L’analyse du sujet

On le dit et le répète, et pourtant ça ne rentre pas : c’est l’étape la plus importante de la dissertation, et si elle est bien faite, celle qui vous fera gagner un temps précieux.

Dès que vous avez le sujet, réfléchissez bien à tous les termes et écrivez sur une feuille toutes les idées, références, synonymes, antonymes et autres qui vous viennent à l’esprit. Vous pourrez ainsi délimiter le sujet au mieux, et cibler le sens qu’il faut selon vous lui donner dans votre devoir. Avec vos idées viendront vos arguments et exemples : faites vous une colonne pour les arguments, une pour les citations et une pour les exemples puis liez les entre eux. Petit à petit se dessinera votre plan, en rassemblant les grandes idées ensembles. Deux ou trois axes majeurs doivent se dessiner. Si ça ne vient pas naturellement, pas de panique ! Creusez encore un peu le sujet, ou changez votre angle d’approche.

II/ La problématique

Une fois que vos idées sont couchées sur le papier et que vos axes sont à peu près défini, il est temps de trouver votre problématique, qui sera votre fil rouge tout au long de la rédaction de votre dissertation.

Préparez en plusieurs cohérentes avec vos axes, pour déterminer laquelle semble la plus pertinente. Ne la perdez jamais de vue : c’est elle qui doit vous guider. Si vous n’êtes pas à l’aise avec cette problématique, c’est que ce n’est pas la bonne : il faut en changer, et rapidement ! Par contre, une fois qu’on se lance avec une, il ne faut pas en changer 30 minutes avant la fin de l’épreuve … Mais s’y fixer !

Faites ensuite un brouillon de plan autour de cette problématique en reprenant vos idées du I/. Il faut que ce plan soit clair et concis : soyez efficace au maximum sans perdre de temps futilement !

III/ L’introduction

Autre élément ESSENTIEL de votre dissertation. L’introduction introduit (sans blague) votre devoir, c’est en quelque sorte la première impression : il faut donc envoyer du lourd. (Un conseil : rédigez là directement au brouillon, pou gagner du temps et de la clarté !)

Une introduction ne s’improvise pas et ne se fais pas à la dernière minute : il faut donc lui accorder le temps qu’elle mérite. Il n’y a pas de longueur « formelle », mais une demi page au moins est appréciable.

Voici un plan indicatif de la méthodologie à suivre pour construire une bonne introduction :

1) Identifier les mots clés du sujet. Il faut toujours les ramener à 3, au mieux 2. Le libellé du sujet les donne souvent. Le vrai mot problématique est souvent la conjonction de coordination. C’est le « et » ou le « ou » qu’il faut définir avant tout ! C’est ce mot qui articule le sujet, qui fait le lien entre les mots clefs.

2) Phrase d’accroche (essentielle car ce sont les premiers mots de votre devoir, ils doivent « accrocher » directement le lecteur). Il faut entrer directement dans le sujet. C’est la tonalité générale du propos.

3) Définition des termes du sujet : certains termes étant polysémiques, il faut véritablement cibler le sens qui vous intéresse pour votre dissertation. Il ne faut pas définir les uns après les autres, mais conjointement, pour ne pas faire un « effet catalogue ». Il faut rester fluide, c’est essentiel !

4) Contextualisation : il faut inscrire le sujet dans un contexte : lui donner à la fois sa dimension historique et d’actualité. Montrer que le sujet est à la fois dans le passé et dans le présent.

5) Intérêt du sujet : l’art de convaincre le correcteur que oui, le sujet est intéressant, et même plus que ça : essentiel à votre vie (n’ayons pas peur de l’hyperbole). Montrer un angle d’attaque, des approches un peu originales.

6) Problématique : on l’a déjà abordée, mais c’est la question à laquelle la dissertation doit répondre. Elle peut être constituée de plusieurs questions, mais toujours en lien avec le sujet donné au départ !

7) Annonce du plan

Pour vous donner un exemple, voici la (modeste) introduction que j’avais rédigée au premier semestre pour une dissertation en Institutions Politiques sur l’hyperprésidentialisation de la Vème République, et que mon correcteur avait validée :

[Accroche]Quelle confusion que celle qui a régné autour de la Constitution de 1958 et de sa mise en pratique ! Une transition de régime qui n’est pas passée inaperçue, loin de là : de débat en débat, de conseils en réunions, les prémisses mouvementés de cette nouvelle République lui prédisaient une existence de négociations perpétuelles et d’interrogations pour le moins animées.

[Définition des termes] La Vème République est un régime qui fait peur. Peur car inclassable : ni vraiment présidentiel, ni totalement parlementaire … Un régime hybride, novateur, qu’on ne sait trop comment appréhender. Bouleversant l’ordre traditionnel français perpétué par les IIIème et Ivème Républiques, il place en son cœur l’executif, balayant ainsi des années de parlementarisme dominant.

De son impulseur, Charles De Gaulle, à ses successeurs, la Vème République n’a connu que de grandes figures pour la diriger, loin du temps des petits présidents sans postérité de la IIIème République. À ce titre, on a ces dernières années vu fleurir le terme d’ « hyperprésidentialisation », notamment pour qualifier la politique menée par N. Sarkozy, mais l’idée est présente dès la création du régime ; Michel Debré désigne ainsi lui même le général De Gaulle au pouvoir comme un « monarque souverain ».  Comment cependant un régime pas totalement présidentiel peut-il être hyperprésidentiel ? Comment expliquer ce besoin français profond de l’image du chef, de la figure dominante du pouvoir au sortir de la seconde guerre mondiale, tandis que les voisins de la France se prémunnissaient au contraire contre un executif trop fort et plaçaient à leur tête le juge constitutionnel ?

[Contextualisation]En 1958, la Constitution rédigée par Michel Debré intervient à la fin de la guerre d’Algérie, dans un contexte de crise très ancrée dans la société française. Ce nouveau texte tente d’apporter une réponse à des problèmes qui touchent citoyens et classe politique à la fin de la Ivème République. Les français ont besoin d’une nouvelle impulsion et d’une reconstruction du pays qu’ils ne pensent pas possible sous l’instabilité gouvernementale et la gouvernance des partis propres aux deux derniers régimes. La Vème République, sa rationalisation du parlement et sa mise en avant de l’executif apparaissent donc à beaucoup comme une solution, et le peuple français valide le projet par le référendum constituant du 28 semptembre 1958. Le peuple de métropole s’est exprimé, mais aussi et surtout celui d’outre mer, ce qui confère dès lors à De Gaulle une légitimité d’autant plus importante que le temps est alors aux volontés d’indépendance et d’émancipation de nombreux territoires.

Le président de cette république à venir s’affirme le garant de l’unité nationale dès le discours de Bayeux en 1946, en condamnant les luttes partisanes.

La lutte de 1962 menée par le président pour imposer le suffrage universel direct en France est un acte fort, illustrant la volonté de garantir un Etat puissant doté d’un chef légitime, et de pérenniser par là la Vème République ; voici tout l’intérêt du sujet.

Aujourd’hui encore, le Président de la République, « colosse juridique », tire sa légitimité du vote populaire. Il est la « voix du peuple », ce qui magnifie d’autant plus sa fonction.

[Intérêt du sujet]Il est par ailleurs intéressant de constater que le bras de fer executif/législatif a commencé avant même l’adoption de la Constitution, lorsque De Gaulle a modifié la procédure de révision de la Constitution dans le but d’éviter d’avoir à soumettre les projets de révisions devant le parlement et les faire directement accepter par le peuple (c’est le grand débat autour de l’article 90).

Dès la préparation de l’avant projet de la Constitution en juin et juillet 1858, un litige éclate entre les gaullistes et les ministres et anciens présidents du conseil issus de la Ivème République comme G. Mollet ou P. Pflimlin : pour De Gaulle, le Président de la République devait devenir non seulement le chef de l’Etat mais aussi le chef de l’executif, entendu comme le leader politique de la nation (à l’image du président des Etats-Unis). Pour les anciens de la Ivème, au contraire, le leader politique devait être le Premier Ministre ; ces derniers ont finalement remporté la bataille. On peut ainsi voir que dès le début de la Vème République, des concessions on été faites dans le sens des parlementaires, et que le président était loin d’être ultrapuissant partout. Les prémisses d’un bicéphalisme latent mis en place, on peut percevoir une certaine volonté non pas de coup de force mais d’alliance, de recherche d’un nouvel équilibre. Il en sera de même pour l’usage du référendum : le Président de la République voulait pouvoir l’utiliser à son gré au moindre désaccord sur un projet de loi avec le parlement, mais cela n’est pas passé et des conditions plus restrictives ont été mises en place.

Il est également frappant de constation que le Comité consultatif constitutionnel qui élaborait cette constitution était composé aux deux tiers de représentants désignés par l’assemblée : un certain contrôle parlementaire a donc été effectué dès l’élaboration du texte fondamental de ce nouveau régime.

Il est donc surprenant mais pas incongru d’entendre Michel Debré, dans son discours devant le Conseil d’Etat le 27 aout 1958, affirmer que « le gouvernement a voulu rénover le régime parlementaire. Je serais même tenté de dire qu’il veut l’établir car pour de nombreuses raisons la République n’a jamais réussi à l’instaurer ». En droit, la Vème république a cherché à allier le pouvoir étatique et le pouvoir démocratique, compromis entre les forces du passé et les forces du renouveau.

Mais en pratique, comment sont appliquées ces résolutions et projets de conciliation et de stabilisation ? Le régime dans lequel nous vivons surestime-t-il la figure d’un chef, ou l’utilise-t-il pour masquer un caractère plus parlementaire ? De Gaulle voulait brider la liberté des assemblées mais paradoxalement leur rendre leur prestige en les inscrivant dans la Constitution.

Comment se positionne, il y a 50 ans comme aujourd’hui, un président de la Vème République ? Est-il arbitre ou capitaine ?

[Problématique]Peut-on parler d’hyperprésidentialisation pour caractériser le régime de la Vème République ? Hyperprésidentialisation ou hypoprésidentialisation, surpuissance ou sous puissance ? Le jeu de suffixes n’est pas ici anodin mais porteur de sens : peut on définir sur plus de 55 ans le statut particulier, au cœur de la vie politique et quotidienne de la France, qu’est celui exercé par le chef de l’Etat ?

[Annonce du plan]Il nous faudra voir dans un premier temps que le Président de la République, par les nouveaux pouvoirs qui lui sont conférés et la légitimité dont il joui, est le personnage principal de la scène politique française.

Son domaine réservé lui assure une prédominance nationale comme internationale et permet ainsi une stabilité gouvernementale tant quémandée par le pays. La figure du chef, propre à ce qu’on appelle l’hyperprésidentialisation, donne un visage à la France et fait apparaître l’homme à la tête de l’Etat pendant cinq ans comme un sauveur providentiel. Mais ce Président, qui oscille entre « arbitre et capitaine » n’est pas la seule pièce maîtresse du puzzle étatique. En effet, un bicéphalisme très présent existe dès les premiers moments de la République ; la place du Premier Ministre y est prépondérante, et le parlement pas si effacé que la parole populaire ne l’accorde.

IV/ La conclusion

Peut être moins essentielle dans son style que l’introduction, la conclusion n’en reste pas moins indispensable. À NE SURTOUT PAS BACLER OU PIRE, OUBLIER. C’est pourquoi je vous conseille de la rédiger au brouillon juste après avoir rédigé votre introduction : si vous êtes pris par le temps à la fin, vous n’aurez plus qu’à recopier de façon machinale vos propres mots plutôt que de perdre un temps précieux au dernier moment. Plus courte que l’introduction, elle doit rester pertinente car c’est elle qui clôt votre devoir : le dernier goût que vous pourrez en donner.

Si on dit que l’introduction est un entonnoir (on part du plus large pour arriver au plus précis), la conclusion est une pyramide, à l’inverse donc. Il faut reprendre vos conclusions partielles d’axes, et les reformuler de manière à ne pas vous répéter. Le but de la conclusion est de répondre à la problématique, ne l’oubliez pas.

Vous pouvez finir par une ouverture si vous le souhaitez, mais souvenez vous : il vaut mieux ne pas mettre d’ouverture que choisir une ouverture lourde ou inutile.

V/ La rédaction

C’est ici qu’il faudra être le plus efficace (vous ne pourrez l’être que si votre brouillon – et votre pensée- sont clairs).  C’est la partie qui prend le plus de temps, et qui sera jugée de façon très exigeante par le jury : attention à l’écriture (certains correcteurs ne prennent pas la peine de chercher à déchiffrer ce qui leur parait trop négligé) ! Attention aussi à l’orthographe, aux formulations et aux répétitions.

C’est pour cela qu’est indispensable …

VI/ La relecture

On n’a rarement le temps, et pourtant … on peut éviter de grosses coquilles, de fond comme de forme ! Tentez donc de vous conserver idéalement 10 minutes pour la relecture !

Répartition indicative du temps (après, chacun son rythme !) pour 4h d’épreuve :

I/ Analyse du sujet : 20 minutes

II/ La problématique : 10 minutes

III/ L’introduction : 20 minutes

IV/ La conclusion : 10 minutes

V/La rédaction : 1h50

VI/ La relecture : 10 minutes

J’espère que l’art de la dissertation est désormais un peu plus clair pour vous, n’hésitez pas à nous contacter pour toute question !

MG

Proposée par Sciences-Po et OpenClassrooms, cette fiche méthodologique, première d’une série de huit, détaille en vidéo et textes les règles à connaître pour réussir une dissertation.

Cette fiche méthodologique est proposée par Sciences-Po, associé à OpenClassrooms, pour accompagner les lycéens vers le bac et les études supérieures. Nous republions progressivement sur Le Monde.fr/campus les huit fiches e-methodo conçues par des enseignants de lycée et de Sciences Po : rédiger une dissertation, un commentaire de texte, prendre des notes, lire une carte, faire une recherche sur Internet, organiser son temps durant un examen ou concours...

La dissertation est l’exercice phare de l’enseignement des sciences humaines en France. C’est une sorte de test de compréhension du cours, qui va mettre aussi à l’épreuve votre capacité de réflexion, votre capacité à argumenter et votre culture générale. C’est surtout un exercice très codifié, dont il faut respecter les règles si vous voulez le réussir. Connaître vos leçons ou réfléchir vite ne suffira pas !

Le but de la dissertation est de vous inciter à structurer une réflexion cohérente, écrite et argumentée qui réponde à une problématique, en fonction de règles prédéfinies.

  • Structurer => car il faut suivre un découpage clair et progressif

  • Cohérente => car il faut que toutes les parties répondent à la problématique.

  • Écrite => car c’est en écrivant que l’on apprend à écrire, que ce soit sur le plan stylistique, argumentatif, orthographique.

  • Argumentée => car chaque idée doit être développée, appuyée par un exemple, prouvée par la démonstration, pour convaincre le lecteur.

  • Problématique => car il faut dégager un angle à partir du sujet donné.

  • Règles prédéfinies => car c’est un exercice académique, et pour que tout le monde soit évaluable sur les mêmes critères, il faut que tout le monde les respecte. En sport, on ne pourrait pas noter un participant qui jouerait au foot au milieu d’un tournoi de basket. Ici, c’est identique, il faut suivre les règles sous-entendues par le terme de “dissertation”.

Nous allons donc voir tous ces aspects incontournables de la dissertation en suivant la chronologie d’une épreuve.

Lire aussi :   Quiz : Savez-vous faire une dissertation ?

Organisez-vous

Vous vous asseyez dans la salle d’examen pour réaliser votre dissertation. D’abord, organisez-vous ! Réfléchissez au temps que vous avez pour la faire, et fixez-vous une répartition du temps, que vous noterez tout de suite au brouillon. C’est la meilleure façon pour ne pas vous laisserdéborder.

En 2 h 30

Pour l’épreuve d’entrée à Sciences Po, vous devez faire votre composition en 2h30 environ. Rendez-vous prochainement sur la fiche « Organiser son travail lors d’une épreuve limitée dans le temps » pour plus de renseignements.

En 4 heures

Pour une épreuve de 4 heures et un plan en 3 parties, il vous faudra consacrer environ...

1h35 : brouillon

  • 10 minutes pour le choix du sujet

  • 15 minutes pour décortiquer le sujet et problématiser

  • 20 minutes pour poser les idées en vrac

  • 30 minutes pour concevoir le plan et ajouter les exemples

  • 15 minutes pour rédiger l’introduction au brouillon

  • 5 min pour rédiger la conclusion provisoire au brouillon

2h15 : rédaction

  • 5 minutes pour recopier l’introduction

  • 40 minutes par partie

  • 10 minutes pour la conclusion

10 minutes : relecture

En 5h

Pour une épreuve de 5 heures et un plan en 3 parties, il vous faudra consacrer environ...

1h45 : brouillon

  • 10 minutes pour le choix du sujet

  • 15 minutes pour décortiquer le sujet et problématiser

  • 25 minutes pour poser les idées en vrac

  • 35 minutes pour concevoir le plan et ajouter les exemples

  • 15 minutes pour rédiger l’introduction au brouillon

  • 5 min pour rédiger la conclusion provisoire au brouillon

3h : rédaction

  • 5 minutes pour recopier l’introduction

  • 55 minutes par partie

  • 10 minutes pour la conclusion

15 minutes : relecture

Décryptez le sujet

Comment décrypter ?

Maintenant que vous savez le temps vous allez consacrer à chaque étape de l’épreuve, il faut s’attaquer au sujet. Un sujet, cela peut être plein de choses : une question, une citation, une affirmation… L’important est de le disséquer pour comprendreles enjeux sous-entendus par ce sujet et d’en tirerune tension, une question, à laquelle votre dissertation répondra.

Pour savoir comment problématiser votre sujet, nous publierons bientôt une fiche consacrée à cette question.

Pourquoi décrypter ?

Ce qu’il faut absolument retenir, c’est qu’une problématique est un angle d’attaque, une façon particulière d’aborder un sujet. Et c’est elle qui vous permettra de prioriser les idées qui vous viennent, de les organiser pour y répondre. Le sujet n’est pas une problématique et une problématique n’est pas un sujet.

Un sujet est une formulation générale, qui autorise plusieurs problématiques, et qui ne souligne pas forcément un problème particulier. Exemples :

  • Gains de productivité et croissance économique

  • Les partis ouvriers allemands de 1875 à 1933

  • Qu’est-ce que l’art ?...

Si vous traitez ces sujets sans les problématiser, vous allez probablement transformer votre dissertation en catalogue, dans laquelle vous présenterez par exemple tous les partis ouvriers allemands ou toutes les formes d’art qui existent. Mais ce n’est pas du tout ce qu’on vous demande !

La problématique entre alors en jeu : à partir d’un sujet, quelle question particulière pouvez-vous vous poser pour éclairer le thème proposé ?

  • Pour le sujet d’économie “Gains de productivité et croissance économique”, il faut s’interroger sur la relation entre les deux notions, pour en tirer une question, comme “Comment la productivité stimule-t-elle la croissance et comment la croissance encourage-t-elle la productivité ?” Ou encore “Quels sont les effets positifs et les effets négatifs de la productivité sur la croissance ?”.

  • Pour le sujet d’histoire“Les partis ouvriers allemands de 1875 à 1933”, il faut essayer de comprendre la tension qui rend ce sujet intéressant. On peut la formuler en se questionnant sur le rapport des partis avec les syndicats : “Comment s’articulent les partis et les syndicats allemands ?” Ou en se focalisant sur la tension idéologique : “Qu’est-ce qui oppose les réformistes des révolutionnaires ?” Ou encore sur la capacité du mouvement ouvrier à se rassembler durant cette période : “Comment le mouvement ouvrier est-il passé de l’unité à la division ?”.

  • Pour le sujet de philosophie, “Qu’est-ce que l’art ?”, la question est bien évidemment trop vaste et trop générale pour être une problématique. Il faut donc orienter le traitement que vous allez faire du sujet en vous demandant “Comment l’art se distingue-t-il de l’artisanat ?”, ce qui vous fera réfléchir sur l’aspect transcendant, symbolique de l’art, ou en vous interrogeant par exemple sur les rapports entre l’art et le beau “L’art n’est-il que l’expression du beau ?”.

Structurez votre plan

Comment faire concrètement ?

Vous avez bien disséqué le sujet ? Vous en avez tiré une problématique ? Maintenant, posez vos idées en vrac, au brouillon. Notez tout ce qui vous passe par la tête, qui semble relié à la problématique, essayez de mobiliservos connaissances de cours qui pourraient vous servir, pensez à des exemples qui vous semblent parlant.

Vous pouvez par exemple prendre une feuille à l’horizontale et tracer 3 colonnes : celle de gauche vous permettra de mettre toutes vos idées, puis dans celle du milieu vous classerez vos idées en 2, 3 ou 4 parties, et en face de chaque idée, dans la dernière colonne, vous ferez figurer 1 ou 2 exemples étayant chaque idée.
Sinon, vous pouvez aussi prendre une ou plusieurs feuilles pour poser vos idées (n’utilisez que les rectos, pour ne rien oublier), puis tout reclasser et enrichir d’exemples sur une autre. À vous de voir !

Comment construire les différentes parties ?

Pour rassembler vos idées en 2 à 4 grandes parties, il faut absolument garder en tête que chacune à sa façon doit répondre à la problématique, et si possible en allant du plus évident au plus complexe, du plus descriptif au plus analytique, du détail au général.

Dans le cadre d’un plan dialectique (thèse, antithèse, synthèse) en 3 parties, la progression est assez classique. La première partie doit expliquer le plus évident, ce à quoi l’on pense dès la lecture de la problématique, c’est la “première couche” de votre réflexion. La deuxième partie apporte un tournant, un éclairage, ou une contradiction. La troisième partie, elle, dépasse les autres pour dégager les enjeux plus vastes, ou résoudre la contradiction apparente entre les deux premières parties…

Sujet de Philosophie : « Suis-je responsable de ce dont je n’ai pas conscience ? »
Problématique : En quoi la notion d’inconscient pourrait-elle me dédouanner de mes action ?

1. La question de la volonté de ce dont je n’ai pas conscience n’a pas de sens :
1.1 philosophie de la volonté infinie : importance de la conscience pour la conduite, et infinité de l’inconscient
1.2 doctrine freudienne : importance de l’inconscient

2. Je ne suis pas responsable de mes mobiles inconscients, mais je suis responsable de mes actes :
2.1 la moralité se constitue contre les inclinations
2.2 responsabilité, devoir et prise de conscience

3. Être responsable consiste aussi à reconnaître en moi ce qui échappe à ma conscience et à l’emprise de ma volonté :
3.1 la responsabilité exige que nous comprenions en nous l’homme de désir
3.2 la responsabilité, qui n’est pas culpabilité, se définit par la relation à l’autre

On peut penser à d’autres types de plan, comme le plan analytique (description, causes, conséquences),thématique (différents aspects d’une même question), comparatif (examiner deux notions puis dépasser leur clivage)...

Certains plans sont plus appropriés lorsque l’intitulé du sujet est introduit par certains verbes. Exemple : analytique avec « décrire », thématique avec « à quoi sert », dialectique avec « faut-il », etc.

On peut bien sûr combiner deux natures de plan dans les parties et sous-parties. En histoire, par exemple, il arrive souvent que les grandes parties soient définies chronologiquement mais qu’à l’intérieur de ces parties, on répartisse les arguments de façon thématique.

Votre plan de dissertation va aussi dépendre de la discipline : vous ne ferez pas le même type de plan en histoire, en lettres, en économie… En SES, on conseille souvent un plan en 2 parties, en histoire et en philosophie, 3 parties, en lettres, 3 ou 4. il faut structurer le devoir selon une logique de progression, qui va toujours du moins important au plus important.

Sujet de Sociologie : « Le travail, facteur d’intégration sociale ? »
Problématique : En quoi le travail peut-il apporter un bien-être en donnant un réseau social ?

I. Le travail est un facteur important d’intégration :
A) l’emploi accorde une place, une identité et une utilité sociales
B) l’arrêt du travail fragilise le lien et peut créer une marginalisation

II Le travail n’est pas toujours intégrateur et l’intégration est assurée aussi par d’autres biais :
A) certains employés sont isolés et communiquent peu avec autrui
B) la famille, l’amitié et les relations de loisirs

Rédigez l’introduction et la conclusion

Maintenant que votre plan est structuré et détaillé, il faut vous lancer. Et commencer à rédiger, d’abord l’introduction et la conclusion, au brouillon.

L’introduction

L’introduction, c’est la porte d’entrée de votre copie, il faut la soigner ! Sa construction est toujours la même.

Pour le sujet « En quoi l’État-providence assure-t-il la cohésion sociale ? », on aura une introduction structurée comme suit :

  • L’accroche (appelée aussi amorce), élément contextuel qui permet d’attirer l’attention du lecteur.
    La mise en marge de la société d’individus et le repli de communautés sur elles-mêmes sont toujours une menace pour toute société.

  • Présentation du sujet, éventuellement en le reformulant. Celle-ci a besoin de paix et de partager des valeurs et des activités sociales communes : c’est la cohésion sociale. En quoi l’État-providence joue-t-il un rôle dans cette cohésion ?

  • Choix de la problématique et mention des enjeux. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils assurer cette harmonie ? Par quels mécanismes économiques et sociaux et avec quels moyens interviennent-ils ? À quelles limites se heurtent-ils ? S’interroger sur le rôle de cohésion sociale de l’État-providence donnera l’occasion d’analyser l’intérêt et les modalités de l’interventionnisme face aux conduites déviantes et à la fragilisation du lien social.

  • Présentation des grandes parties du plan (sans mentionner partie 1, partie 2 etc, cela doit sembler fluide). Vous avez plusieurs possibilités de formulation.
    Exemple 1 : Après avoir mis en valeur comment l’État-providence a notamment pour mission d’aider la population à satisfaire certains besoins, nous montrerons de quelles façons il essaye de maintenir la cohésion de la société.
    Exemple 2 : Si l’État-providence a notamment pour mission d’aider la population à satisfaire certains besoins, il dispose de moyens multiples pour essayer de maintenir la cohésion de la société.
    Exemple 3 : Comment l’État-providence aide-t-il la population à satisfaire certains besoins ? De quelles façons essaie-t-il de maintenir la cohésion de la société ?

La conclusion

Il ne faut pas oublier de la rédiger au brouillon juste après l’introduction, cela vous sera bien utile lorsque vous paniquerez à la fin de l’épreuve !
Vous devez la soigner, car c’est la dernière impression que vous laisserez au correcteur. Elle est composée de deux parties :

  • Le bilan, qui récapitule les résultats de chaque partie. Ne repartez pas dans des exemples, vous devez résumer à grands traits le cheminement de votre pensée en montrant que vous avez répondu à votre problématique.

  • L’ouverture, pour élever la réflexion. Vous devrez ouvrir le débat de façon pertinente, c’est-à-dire que vous pouvez relier votre sujet à une autre problématique, à des considérations actuelles, à une thématique plus large. Mais il faut que cette ouverture ait un sens, si vous manquez d’inspiration, cela pourrait vous pénaliser, il vaut mieux ne rien mettre plutôt que de faire une ouverture “bateau”.

Pour le sujet “La baisse du coût du travail est-elle la solution au chômage français ?” problématisé comme cela : “Dans quelle mesure agir sur le coût du travail pourrait servir positivement la réduction du chômage et, est-ce véritablement la seule action à privilégier ?”, on pourrait avoir la conclusion suivante :

1. Le bilan
Au-delà des partis pris, il semble difficile de trancher sur la supériorité de telle ou telle mesure. Toutefois, on ne peut ignorer les décisions de politique économique retenues par la présidence Hollande surtout depuis 2013. Elles semblent corroborer l’hypothèse qu’en agissant à la baisse sur le coût du travail, cela devrait permettre de restaurer les marges des entreprises, leur compétitivité prix tout en les rendant plus concurrentielles sur les marchés internationaux. Cette politique devrait alors pouvoir se traduire positivement en termes d’emplois comme le confirment les théoriciens de l’offre en général. Cependant, agir de la sorte risque de s’effectuer au détriment des ménages, de la demande de consommation tout en hypothéquant les attendus d’une politique de réduction du coût salarial.

2. L’ouverture
Il importe donc de parvenir au meilleur compromis dans un contexte financier étroit et marqué par un certain rejet de l’opinion publique à l’égard de la politique gouvernementale… On peut toutefois, à la veille des élections européennes, s’interroger sur la capacité de la France, seule, à réduire sensiblement le chômage. La réponse ne se situe-t-elle pas davantage à l’échelle européenne ?

Entrez dans le vif du sujet

Vous avez cerné votre sujet en rédigeant votre introduction, vous savez là où vous voulez en venir car vous avez rédigé une première version de votre conclusion. Maintenant, il faut dérouler votre développement ! Recopiez votre introduction, puis lancez-vous, en suivant votre plan détaillé.

Construire vos parties

Entre les différents morceaux de la dissertation, il faut “huiler les rouages” en utilisant des connecteurs logiques et des transitions, pour fluidifier la lecture et dérouler le raisonnement de façon logique. Vous pouvez les noter au brouillon sur votre plan détaillé si cela vous aide.

Les transitions servent à faire passer d’une partie à une autre, d’un paragraphe à un autre, d’une idée à une autre. Il suffit alors de rappeler l’idée précédente en la résumant au plus important, et d’annoncer celle qui arrive en faisant un lien logique.

Les connecteurs logiques servent de transition à l’intérieur même des paragraphes, et permettent de mettre en lumière des rapports logiques : de cause à effet, d’opposition, de nuance, de juxtaposition...

Exemples : ainsi, en effet, dans la mesure où, c’est-à-dire, comme le souligne, également, par conséquent, malgré, toutefois, certes, en définitive, c’est pourquoi...

Pour le sujet “La baisse du coût du travail est-elle la solution au chômage français ?” problématisé comme cela : “Dans quelle mesure agir sur le coût du travail pourrait servir positivement la réduction du chômage et, est-ce véritablement la seule action à privilégier ?” et avec le plan suivant :

1. La baisse du coût du travail semble être une solution efficace au chômage
1.1 Un constat empirique
1.2 Une approche validée théoriquement
2. Cet objectif est une solution à relativiser
2.1 Un constat global
2.2 D’autres pistes envisageables

Pour faire la transition entre les deux sous-parties de la partie 1, on pourrait imaginer la phrase suivante :

C’est un constat qui est fait à un temps T et qui nous apporte un argument en faveur de la baisse du coût du travail pour réduire le chômage. On pourrait opposer le fait que c’est un constat ancré dans une temps et un lieu précis, et probablement pas généralisable. Mais, il s’avère que c’est une approche qui a été validée théoriquement !

Les parties devront s’enchaîner naturellement grâce aux transitions et connecteurs logiques. Chaque partiese construit toujours comme suit :

  • Introduction de partie

  • 3 ou 4 paragraphes argumentés

  • Conclusion de partie

Il faut toujours introduire votre thématique globale, l’étayer par des idées argumentées qui sont elles-mêmes soutenues par des exemples, et récapituler les conclusions auxquelles vous êtes arrivé en suivant votre raisonnement.

Construire un paragraphe

Les parties sont donc composées de paragraphes argumentatifs, et ils doivent suivre la structure suivante :

  • Introduction / annonce de l’idée

  • Développement de l’idée

  • Illustration de l’idée

  • Déduction / conclusion

L’annonce de l’idée doit se faire à l’aide d’un connecteur logique pour créer le lien à partir de l’idée précédente. Vous devez énoncer l’idée générale de façon précise, en une ou deux phrase.

Puis, vous développerez votre argument, en donnant les détails nécessaires. Il faut montrer pourquoi cette idée est pertinente, apporter des précisions, la caractériser.

Pour étayer cette idée, il vous faudra donner au moins un exemple concret, qui vous permet de rendre votre idée crédible en la donnant à voir concrètement au lecteur. Vous pouvez aussi mentionner un exemple qui permettrait de nuancer l’idée ou de montrer ses limites. Mais dans ce cas il faut bien le préciser, sinon on pourrait vous reprocher de mal choisir vos exemples.

Puis vous devez tirer une synthèse de cette argumentation, qui confirme votre idée énoncée au début et qui la rend plus forte. Il ne faut pas que ce soit une simple répétition de l’annonce de l’idée, sinon l’argumentation n’avance pas et on tourne en rond. Il est bon de relier l’argument à la problématique à ce moment-là.

Une dissertation est avant tout une démonstration d’idée, ne l’oubliez pas ! Et il faut rentrer dans ces “cases” pour réellement répondre à l’exercice, n’essayez pas de faire original sur le plan de la méthode, cela ne paie jamais.

Bons conseils

Au-delà du fond de vos idées, que vous devez acquérir en travaillant, et de cette structure fixe, qu’il faut absolument respecter, d’autres éléments sont pris en compte par le correcteur. Gardez-les en tête !

Sur la forme :

  • Rendez un devoir propre. C’est tout bête, mais une copie sale, avec des tâches et une graphie illisible récoltera rarement une très bonne note.

  • Aérez votre devoir ! La disposition de votre texte donne des indications sur la structure de votre argumentation. Il faut sauter2 lignes entre l’introduction et la première partie, la deuxième et la troisième, et entre la troisième et la conclusion. Il faut sauter une ligne entre les sous-parties, commencer toutes vos sous-parties ainsi que l’introduction et la conclusion par un alinéa. Enfin, il fautaller à la ligne dès que vous changez d’“étape” à l’intérieur d’un paragraphe (dans l’introduction, entre l’amorce et l’annonce du sujet, l’annonce du sujet et la problématique, la problématique et le plan ; dans les parties, entre l’annonce de l’idée et le développement, etc.).

  • Mais il ne faut pas mettre de plan apparent, ne faites pas pas figurer dans votre copie les 1, 1.1 et autres. Gardez cela pour le brouillon.

  • N’oubliez pas la ponctuation, mettez des virgules, faites des phrases courtes, sinon votre correcteur va s’asphyxier !

  • Banissez les phrases alambiquées, allez au plus clair.

  • Faites attention à votre orthographe et votre syntaxe, un écrit truffé de fautes ne pourra pas être bien noté.

  • Restez dans un registre de langue soutenu, évitez toute familiarité et utilisez le vocabulaire adéquat.

Sur le fond :

  • Ne dites pas « Je », vous ne devez pas vous impliquer personnellement en tant qu’individu, même si c’est votre pensée que vous exposez.

  • La dissertation n’est pas un exercice de style, vous devez resterdémonstratif et objectif autant que possible.

  • Ne paraphrasez pas ni le sujet, ni les documents à votre disposition. Il s’agit ici d’expliquer, d’analyser, de démontrer.

  • Il faut bien délimiter votre propos, ne partez pas dans tous les sens et ne faites pas de discours trop général.

  • Soyez précis : si vous citez, ce n’est pas de façon approximative, si vous parlez d’éléments quantitatifs, citez des chiffres, si vous évoquez une période, donnez des dates.

Et enfin, relisez-vous ! Gardez toujours un peu de temps à la fin pour vous relire, cela vous évitera de ne pas finir votre devoir et vous pourrez corriger de potentielles erreurs de raisonnement et fautes d’orthographe.

Conclusion

La dissertation est un exercice difficile car il est très codé, et il faut respecter ces codes tout en réinvestissant vos connaissances dans cette structure classique. Mais c’est comme ça que vous apprendrez à construire une argumentation, un raisonnement logique, ce qui vous sera toujours très utile ensuite !

Vous avez peur d’oublier les étapes lorsque vous rédigerez ? Téléchargez cette grille, qui résume la structure-type d’une dissertation en 3 parties, 3 sous-parties.

Exemple corrigé à télécharger

Téléchargez le corrigé-type du sujet “Les inégalités ont-elles disparu des démocraties occidentales ?”.

One thought on “Plan Dissertation Sciences Po

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